en haut
en bas



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 bad blood, (miro)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
you should see me in a crown
messages : 83
crédits : avatar (c) hallows bb de la vie. / signature (c) the score ; heresy, twisty.rain.
MessageSujet: bad blood, (miro)   Mar 23 Oct - 21:31
miro kader
nom, prénom et surnom / miro azad kader, de son identité complète. ça porte les échos des origines de ses parents — et c'est un drôle de nom, qui lui a valu nombre de moqueries étant petit. il le porte pourtant la tête haute, et peu osent aujourd'hui se moquer de son patronyme, de peur de goûter le regret dans le sang qu'il ne manque pas de faire couler.
âge et date de naissance / il est âgé de vingt-huit ans, depuis le treize juillet dernier. le temps passe, mais rien ne change.
lieu de naissance, nationalité et origines / il est né à charlotte, north carolina, de parents syriens arrivés sur le territoire américain à peine quelques mois auparavant. ça lui vaut une nationalité américaine, malgré ses origines dont il a gardé un héritage culturel et linguistique.
occupation et finances / les finances familiales ont toujours été un casse-tête. bien vite, maman n'a plus vraiment été capable de les gérer, et c'est miro qui a pris le relai. qui a passé des nuits à pleurer sur des chiffres qu'il ne comprenait pas, et à demander de l'aide à des adultes quand besoin était. il y a toujours eu le chèque de pension que papa leur envoyait pour les aider, et les revenus de maman pour assurer une maigre base. mais miro s'est vite mis à travailler pour arrondir les fins de mois. enchaîner les petits boulots. mettre de l'argent de côté pour s'acheter du matériel de son, et commencer à mixer. aujourd'hui, c'est ce qu'il fait. dj, il prend les contrats à droite et à gauche. tout ce qu'on lui propose — et même parfois des boulots de technicien du son. il mixe, compose également. ne passe pas ses propres productions, préfère les garder pour lui. s'amuse, simplement, après avoir passé des années à trimer. il lui arrive de prendre également des petits boulots l'été, pour compléter les revenus. du genre à faire ce qu'il faut. et pour le temps de l'hiver, les rentrées d'argent glissent du côté de l'illégalité. lui et sa bande de pote organisent des combats illégaux, depuis quelques années. les adhésions rapportent, et les paris aussi. une autre source de recettes, qu'il se plaît à gérer d'une main de maître. tout pour ne pas manquer d'argent, et pour pouvoir entretenir sa mère. ses amis, aussi, quand ils en ont besoin. et, bien sûr, stella.
statut familial et civil / en couple, la plupart du temps. même si elle a onze ans de moins que lui, et qu'elle n'est même pas majeure. que, pour cette raison, il rompt avec elle plus souvent qu'à son tour. c'est mieux si on reste amis, qu'il lui dit. mais elle le séduit avec acharnement, la gamine. et sa maturité l'achève à chaque fois. lui donne envie de retrouver ses bras. il tente désespérément de ne pas s'attacher à elle, et de la garder secrète pour ne pas avoir d'ennuis. mais stella, il l'apprécie un peu plus que tout ça. côté famille, c'est tout aussi compliqué. son père n'est plus là depuis qu'il est enfant, et il se contente de récupérer chaque mois la pension que le juge l'a obligé à leur verser, à lui et à sa mère. elle est la seule qu'il lui reste vraiment, depuis que l'un de ses petits frères a foutu le camp, et que l'autre est retourné vers leur père pour lui soutirer l'argent nécessaire à enchaîner les cures de désintoxication. alors y a plus que miro et sa mère. sa mère, qui n'est pas vraiment capable de gérer ce qu'il lui reste de foyer. et même si la maison lui appartient, c'est plus elle qui vit aux crochets de son fils que l'inverse. miro qui fait les courses, miro qui fait à manger, miro qui s'occupe de payer les factures à temps et de tout gérer. en contrepartie, elle fait le ménage. ça l'occupe, et elle apprécie de toute façon trop la propreté pour s'en passer.

les trois choses que tu chéris plus que tout / sa mère — même si elle vit à son crochet, qu'elle a besoin de lui chaque foutu jour que le bon dieu fait, et que c'est parfois un peu difficile à gérer. il n'empêche que personne ne peut l'approcher, ou la toucher. stella — même si c'est une garce, même s'il la déteste la moitié du temps, même s'il pourrait aller en prison à cause de leur écart d'âge trop grand. même si elle fait tout pour l'emmerder, et qu'il n'a pas le droit de l'aimer. c'est qu'il s'y est habitué, à la bougresse. sa liberté — et l'indépendance qui va avec. essaie pas de le foutre derrière les barreaux. essaie pas de compromettre son autorité. ça ne sert à rien. miro, il vole dix pieds au-dessus de tout le monde, et il le sait. mais il sait aussi que ses semelles n'ont jamais quitté le bitume, et que tout le monde a le droit à la même liberté que celle qu'il chérit.
une bonne et une mauvaise habitude / il est généreux, et c'est pas rare qu'il fasse ce qu'il peut pour subvenir aux besoins des siens. il prête de l'argent — avec intérêts, cependant —, et il tend la main à ceux qui sont assez fous pour venir le chercher. mais il a ce côté malveillant, ce fond violent, qui peut transformer les sourires en coups de dents, et les poignées de main en crochets. les dettes, ça se paie. il se charge de toujours le clarifier, et son instabilité fait bien souvent le sale boulot, lorsqu'un rappel à l'ordre est nécessaire.
taille, corpulence et signes distinctifs / miro, il passe partout. grand mais pas trop, taillé juste comme il le faut. plutôt du genre gringalet, mais résistant comme un clou de cercueil. les oreilles percées — et des tatouages sur les mains, uniquement. une mâchoire de loup qui vient envelopper son pouce gauche, une croix sur le droit, et les mots « keep » et « calm » écrits sur ses phalanges. et quelques autres encres éparses, qui restent pourtant exclusivement concentrées sur ses mains.

traits de caractère / indépendant, instable, violent, rancunier, vindicatif, charismatique, leader, jaloux, colérique, possessif, protecteur, susceptible, adaptable, fier, lucide, calculateur, manipulateur, loyal, intelligent, juste.

groupe / atlantic playland. avatar / micky ayoub. crédits / images par anesidora.


pseudo/prénom / blue walrus / clo. ton fuseau horaire ? / québec (france -6h). quelque chose que tu veux nous dire sur toi ? / je suis faible. comment t'es arrivé(e) dans le coin ? / ma faiblesse. un petit mot pour finir ? / fajitas.

Code:
<bottin>micky ayoub /</bottin> <bott>@"miro kader"</bott>
come alive //
quel est ton niveau de moralité ? / peu recommandable. il sait différencier le bien du mal, mais sa perpétuelle instabilité et sa violence débridée en font quelqu'un de dangereux. il sait les limites de la morale. est capable de les identifier. mais ne les dépasse que trop souvent, et sans vraiment le regretter.

si tu avais une chose à dire à quelqu'un, sans conséquences, ça serait quoi ? / il y a son père, à qui il voudrait cracher ses quatre vérités. lui reprocher l'abandon, lui reprocher sa malhonnêteté. probablement lui refaire le portrait, au passage. et puis, il y a stella. à qui il aimerait dire la vérité. dire qu'il est en train de s'attacher, et qu'il le redoute. qu'il l'apprécie peut-être beaucoup trop, et qu'il ne sait pas se passer d'elle. que les ruptures sont des mensonges, et qu'il pense à elle chaque fois qu'elle n'est pas là.

quelle est ta relation avec tes parents ? / chaotique. il déteste son père, et ne lui parle qu'en cas d'absolue nécessité. ça remonte à presque un an déjà, la dernière fois qu'ils se sont téléphonés. et puis, sa mère. les rôles qui se sont inversés il y a trop longtemps — et elle vit aujourd'hui en parfaite dépendance de lui. pourtant, il l'aime à en crever. tout ce qu'il ne donne pas à son père, il le concentre sur sa mère. quiconque l'approche se verra essuyer un courroux terrible, et elle est la seule vraiment capable de lui faire entendre raison dans ce genre de situations.

as-tu un talent caché ? / il chante. et il chante bien. on ne le sait pas vraiment. on sait juste qu'il mixe comme un pro, et que c'est un bon dj. mais on ignore qu'il compose, et qu'il est capable d'ajouter sa voix par-dessus.

comment tu t'entends avec ton ex ? / ça dépend des exs. mais la dernière en date n'était pas d'accord avec leur rupture. elle a continué d'essayer de regagner ses faveurs. s'est un peu trop acharnée. le coeur brisé qui l'a rendue folle. il a tenté de la calmer, de lui faire avaler la pilule avec douceur, mais rien n'y a fait. aujourd'hui encore, c'est tendu. elle a tourné la page, mais il se méfie. appréhende particulièrement l'idée qu'elle puisse un jour apprendre la relation qu'il entretient avec stella.
light side

tu te déplaces comment ? / en voiture. il a la sienne, depuis quelques années maintenant. un vieux modèle un peu décrépit, dont il prend pourtant soin et qui roule toujours à la perfection.

quand t'étais petit tu voulais être quoi ? / agent secret. puis, papa est parti, et les rêves se sont enfuis avec lui.

ta maison à poudlard ? / serpentard. et pas vraiment un des bons.

ta matière préférée à l'école ? / la littérature — contre toute attente. à croire que la langue le fascinait. ça le changeait de l'arabe que papa et maman parlaient à la maison.

chez toi, c'est rangé ou pas ? / pas vraiment. mais le bordel reste organisé, et il sait toujours s'y retrouver.

cinéma : seul ou accompagné ? / seul. la plupart de ses fréquentations ne savent pas apprécier un bon film.

t'es du genre à lire le journal ou non ? / le journal, non. des romans, oui. et à foison.

ton téléphone, tu y es accro ? / loin de là. il envoie des textos et il appelle, mais ça s'arrête là.

tu chantes sous la douche ? / chanter à tue-tête, non. fredonner et se laisser aller, assurément.

tu parles plutôt... beaucoup, ou pas beaucoup ? / modérément. tout dépend à vrai dire des gens. ceux qui brassent de l'air sans l'intéresser se feront bien souvent ignorer. pour les autres, il pourra se laisser aller et partir dans des discussions qui ne se terminent jamais.

sur ta table de chevet, y a quoi ? / une lampe plutôt puissante, et toujours un livre à côté. son couteau papillon, sorti de ses poches. des cigarettes, un briquet. un paquet de mouchoir. et dans le tiroir, des condoms. sait-on jamais.


dark side

légal ou illégal, ça te dérange ? / non. ça ne dérangeait pas papa avant lui — et faut croire qu'il en a hérité.

c'est quoi ton poison ? et les drogues ? / il aime le rhum, mais en cocktails principalement. tabac et marijuana pour ses poisons. les autres drogues, il n'y touche pas.

ton casier judiciaire, il ressemble à quoi ? / plus chargé qu'il ne le voudrait. on ne l'a encore jamais coincé pour un truc qui lui coûterait la liberté, et il s'applique à ce que ça n'arrive jamais. pour le reste, les bagarres l'envoient souvent au poste, et la violence remplit son dossier.

tu sors armé ? / si un couteau papillon et un poing américain dans ses poches comptent, alors oui.

coup d'un soir ou relation stable ? / joker. il dirait coup d'un soir, mais l'histoire veut qu'il ait plutôt été du genre durable. mais stable, ça, c'est encore une autre histoire.

ta position préférée ? / par-dessus elle. toujours.

si tu as des ennuis, qui tu appelles ? / joshua. sachant qu'il a toujours l'esprit clair et qu'avec lui, toute la bande suivra. sinon, il se démerde seul.

c'est quoi ton type de drunk ? / ultra instable, et ultraviolent.

as-tu déjà passé du temps en prison ? / jamais plus d'un jour ou deux en garde à vue — et il compte bien s'arrêter là.

soirée tranquille chez toi, ou dehors accompagné(e) ? / indifférent. ça prend des deux pour avoir une vie saine, et il le sait.

le truc qui te fait voir rouge ? / un peu n'importe quoi. mais s'attaquer à ses proches, à sa fierté ou à sa liberté, c'est se creuser une tombe d'un coup de poignet assuré.

dans un combat, t'es plutôt poings nus, poing américain, ou t'es celui qui a gardé son arme cachée ? / à mi-chemin entre les deux derniers. solide comme un clou de cercueil, il encaisse les coups avec une assurance qu'on ne comprend pas, et sort le poing américain lorsqu'il a décidé qu'il avait fini de jouer.

qu'est-ce qui t'allumes ? / l'assurance. le besoin qu'on l'ait à ses côtés. la séduction sincère mais mesurée.

t'es mort : enfer ou paradis ? / enfer, sûrement. malgré toutes les qualités qu'on peut lui dénombrer, son bon fond n'existe pas vraiment.

tu es témoin d'une agression : qu'est-ce que tu fais ? / il intervient. les poings serrés, la colère un peu trop facile — y a de fortes chances que la situation se retourne, et qu'avec lui l'agresseur devienne le morceau de viande que l'hôpital devra ramasser.
// two faces
start a fire / maman pleure. et papa, lui, s'en va. un dernier regard pour le salon, sans prendre vraiment la peine de dire au revoir à ses rejetons. y a bien miro, à moitié dissimulé par le battant de l'arche qui sépare le salon, pour le regarder avec les dents serrées, les yeux noirs et les larmes qui s'y sont accumulées. mais assim est encore à la sieste, et junaid ne comprend rien. junaid est accroché au pantalon de maman, et tire sur son pull en demandant où s'en va papa, tandis que ce dernier referme la porte d'entrée derrière lui. papa qui en a eu marre de devoir s'expliquer. papa qui a envie de refaire sa vie. papa qui sait que le divorce lui coûtera de l'argent, mais qui en a suffisamment dans les poches pour se le permettre. et, dehors, on entend le coffre de la voiture claquer. on sait qu'il part, pour de bon. junaid se met à pleurer avec maman. miro pleure aussi — mais silencieusement. déjà conscient, à son âge, que papa s'en va pour une autre femme.

wish it was true / se tirer. stella sur le siège passager, les poches pleines de billets, les fenêtres ouvertes et la musique à plein volume pour les accompagner. se tirer de cette ville de merde, de cette vie de merde. échapper à sa mère, qui compte sans cesse sur lui pour tout faire. à ses potes, plus dépendants à son leadership qu'aucun ne semble capable de le réaliser. et, surtout, sortir stella de là. de cette ville qu'elle déteste, de cette famille qu'elle déteste, et dont il essaie déjà de l'arracher aussi souvent qu'il le peut. sortir stella de là, et s'en aller à l'autre bout du monde avec elle. avoir le droit de la fréquenter, le droit de l'aimer. sans avoir à se soucier de tous les gens qui dépendent de lui, qui la protègent elle, et qui pourraient leur rendre la vie que trop compliquée, si leur relation venait à être révélée. se tirer de là. se tirer de tout ça. rien que lui, la route et stella.

rewrite the stars / la voix qu'il a levée, ce jour-là — et la porte qu'il a claquée. face à junaid qui avait besoin de son aide, junaid qui avait besoin d'argent, junaid qui ne savait plus où aller. junaid qui avait craché pendant des mois sur la main que miro lui tendait, pour tirer le peu de raison qu'il restait à leur mère. junaid, qui a tout foutu en l'air — mais que son frère a laissé tomber. a laissé sombrer, dans la drogue et dans la criminalité. s'il l'avait aidé, peut-être qu'il aurait pu arrêter les frais à temps. peut-être que ça aurait pu aider maman. peut-être que ça aurait empêché junaid de se tourner vers la seule personne que miro ne voulait pas le voir fréquenter. leur père. mais miro a claqué la porte, et junaid a accepté la sentence. chaque jour, les regrets s'entassent, mais l'aîné tente de les oublier. en vain.
1990 / Naissance de Miro Azad Kader, premier fils de Tamim et Haya Kader, deux immigrés syriens. Sa mère était déjà enceinte de lui lorsqu'ils quittèrent le pays, et Miro vit le jour à Charlotte, en Caroline du Nord, où le couple s'était arrêté après qu'un emploi avait été proposé à Tamim. 1993 / Naissance de Junaid Kader, deuxième fils de Tamim et Haya. La petite famille s'élargissant, Tamim commence à travailler avec plus d'acharnement, et à grimper peu à peu les échelons dans l'entreprise qui l'a accueilli. Haya travaille également de temps à autre, prenant des petits contrats de garde d'enfant ou de ménage. 1995 / Haya est enceinte de leur troisième enfant, lorsque Tamim a une promotion dans la branche de son entreprise située à Pensacola, en Floride. Ils s'empressent alors de plier bagage et déménagent. Quelques mois plus tard naît Assim, dernier des trois garçons que Tamim et Haya auront. 1998 / Ça fait quelques mois, déjà, que Tamim est distant. Et quand il a fini par annoncer à Haya qu'il avait rencontré quelqu'un, le monde des Kader s'est effondré. Il a fait ses bagages, et il lui a annoncé qu'il partait pour Miami. Un poste prestigieux, offert par une entreprise concurrente à celle dans laquelle il évoluait depuis déjà plusieurs années. Et Haya ne vient pas avec lui. C'est Cecilia, qu'il emmène. La femme qu'il fréquente depuis quelques mois, dans le dos de son mariage et de ses enfants. Il a la mine basse quand il le leur annonce, mais rien n'y fait : lorsque la porte se referme derrière lui, Miro commence à le haïr, et n'arrêtera jamais.

jusqu'en 2005 / Haya tient le coup. Redouble d'acharnement dans son travail, pour ses enfants. S'amourache de tous les hommes qui passent pour oublier le chagrin d'amour dont elle ne se remettra jamais. Mais aucun des hommes ne restent. Elle est trop instable — et ses gamins le sont tout autant. Pas le genre de poids qu'un homme, respectable ou non, veut avoir à traîner. Alors, peu à peu, Haya s'enfonce. Miro est le seul à le voir. Protège ses frères de la vérité. Jusqu'à ce que les caprices de Junaid, et les convocations chez le directeur pour les bagarres que Miro provoque sans cesse, ne finissent par achever d'épuiser maman. Et qu'elle ne puisse finalement plus supporter cette vie qui ne fait que mal tourner. 2006 / Lorsque l'huissier vient frapper à la porte, Miro réalise qu'Haya a touché le fond depuis beaucoup plus longtemps qu'il ne le pensait. Et que, par fierté, elle n'a jamais voulu en parler. Il promet que les factures vont être payées. Que les comptes vont être faits. Et il sauve ce qu'il peut, le gamin. À peine seize ans, et il vient trouver son professeur de littérature, le seul à vraiment voir par-delà sa violence et son instabilité. Et à accepter de l'aider à faire les comptes de la famille. En lui suggérant d'aller chercher de l'aide ailleurs — ce que Miro refuse. Trop fier pour ça. Et tournant finalement le dos à son professeur, lorsque celui-ci, pensant bien faire, va voir l'assistante sociale de l'école. 2007 / C'est difficile, de remonter la pente — mais Miro s'acharne. Pour sa mère, pour ses frères. Il travaille tous les soirs, et durant toutes les vacances scolaires. Force sa mère à travailler, elle aussi. Hors de question que tu nous laisses tomber. Et elle ne le fait pas. Encouragée par son aînée, Haya s'accroche. Junaid ramasse de l'argent où il peut, lui aussi. Et tous essaient de protéger Assim de la réalité.

2014 / Une fois l'école finie, Miro a continué de travailler. La plupart des amis de sa bande sont restés dans les environs, eux aussi — et ils ne se sont pas perdus de vue. Le gamin a continué de prendre le poids du foyer sur ses épaules, et s'est occupé de vérifier que ses frères mangeaient correctement, que leur linge était toujours propre et que leurs devoirs étaient fait. Haya le supplie de lui laisser le ménage — la seule chose qu'elle parvient encore à faire, et qui apaise étrangement son esprit troublé. Pour le reste, elle se repose sur les épaules de son aîné. Accepte de ne pas mettre de poids sur celles de ses cadets, et de centrer tous ses besoins sur Miro. Foyer malsain, qu'il décide finalement de quitter lorsqu'Assim atteint la majorité. 2015 / Avec l'argent qu'il a mis de côté, il a pu s'acheter du bon matériel pour mixer. Réaliser un rêve vieux de plusieurs années. Et il continue de travailler, d'arrache-pied. Gardant un oeil lointain sur sa famille — il sait qu'Assim vit toujours à la maison, mais que Junaid a lui aussi pris son envol. Qu'Haya tente de reprendre son foyer en main. Et Miro, lui, s'enfonce dans l'instabilité. S'enfonce dans la violence. Se bat plus qu'il ne le devrait, et se ramasse plus souvent qu'à son tour au commissariat. Il en vient à plaisanter, avec ses gars, sur le fric que pourrait leur rapporter des combats illégaux. Ils en rient jusqu'à finalement commencer à en organiser. Mauvais graine. fin 2015 / Le dérapage est brutal. Il manque de finir en prison lorsqu'un type avec qui il avait un différend saccage son matériel de mixage, et qu'il lui donne une vengeance particulièrement sanglante. Il ne s'en tire que de justesse, pour apprendre alors qu'Haya est à nouveau dans des difficultés financières dont elle ne saurait se tirer seule. Qu'Assim a foutu le camp dieu sait où, du jour au lendemain, sans prévenir personne. Que depuis plusieurs mois, déjà, Junaid soutire de l'argent à sa mère pour ses drogues, alors qu'il refusait avec acharnement toute l'aide que Miro lui proposait. Et la famille termine alors de se désintégrer. Miro retourne vivre avec Haya pour l'aider. Et lorsque Junaid arrive pour demander un peu plus d'argent à sa mère, Miro l'envoie chier. Junaid clamera qu'il ira chercher les poches de Tamim, puisqu'aucun d'eux ne veut l'aider. Et c'est la dernière fois que Miro le verra. jusqu'en 2018 / Miro ne recevra des nouvelles de Junaid que par intermittence. La première fois, lorsque Tamim lui téléphonera pour l'informer qu'il a pris les choses en main, et qu'il a payé pour la cure de désintoxication du gamin. Puis, par la suite, au gré des tentatives de s'en tirer de son frère. D'Assim, il n'entendra pas parler. Ignorant tout de l'endroit où son frère s'est enfui, mais comprenant silencieusement ce qui l'a poussé à faire, malgré la rancoeur et l'impression d'avoir été laissé derrière. Comme Tamim l'avait fait. Mais Miro ne cherche pas à le retrouver, ou à renouer avec qui que ce soit. Se contente de s'occuper d'Haya, tous les jours. De s'occuper de leurs finances. D'amasser de l'argent, de son côté, en multipliant les offres de contrat de dj ou de technicien du son. En continuant d'organiser des combats, et d'amasser le fric des adhésions et des paris. De récolter des intérêts, chaque fois qu'il prête de l'argent, et de rappeler à tout un chacun qu'il n'est pas le genre de gars avec qui on peut essayer de plaisanter. Ou de doubler. Ou de s'en tirer, lorsqu'une dette nous attend sagement au bout du chemin.

été 2018 / Miro commence à travailler comme animateur et technicien du son à l'Atlantic Playland. Lors d'une fête d'employés organisé sur la plage, il rencontre Stella. C'est le jeu de la bouteille qui décide qu'ils vont s'embrasser, même si elle est visiblement beaucoup plus jeune que lui — et même pas majeure. S'ensuit une drôle d'amitié, ponctuée par une attirance qu'il essaie de refouler, et un jeu de séduction qu'il ne peut totalement repousser. Avant la fin de l'été, les chahuts se transforment en baisers lors d'une soirée un peu trop alcoolisée, et l'envie de partager plus commence à les animer. automne 2018 / Ils l'ont fait. C'était sûrement une horrible erreur — mais il en avait trop envie pour s'arrêter, et elle le voulait aussi. C'est dangereux, pourtant. Stella n'est pas mineure, et ça pourrait lui attirer de sérieux ennuis. Ça alimente leurs disputes, que trop nombreuses. Et ça le pousse à rompre presque une fois par semaine, en se disant que l'amitié est sûrement mieux. Impossible de rester loin bien longtemps, pourtant. Stella lui plaît trop. Alors, tant bien que mal, il tente de la garder cachée. Aussi longtemps qu'il le pourra — car lorsque la vérité se saura, il sait que les problèmes ne tarderont pas à les rattraper. D'ici à ce qu'elle soit majeure, en tout cas.

fiche par blue walrus

_________________
Red lights, I could never stop. It's my turn to make history. Here we go, here we go; When I'm gone they'll remember me. Bang, bang–Won't stop till we're legends.  ☾☾
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
bad blood, (miro)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» figurine blood bowl sur internet (comme des troll de glace.)
» Terrain de blood bowl
» Blood Bowl : tactiques et techniques.
» Blood Ravens
» Blood Bowl edition legendaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: